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20 points pour reconnaître un pervers narcissique

pervers narcissique

Pour certaines personnes comme Scott Peck, psychiatre américain, les manipulateurs ont une véritable morale et il faut oser poser la question du mal. Pour d’autres, comme le Docteur Reichert-Pagnard, il s’agit d’une psychose sans symptômes apparents ou « psychose blanche ».

Le manipulateur pourrait être classé sur une échelle de 1 à 10 selon la toxicité.

Niveau 3, le tyran domestique, réfugié dans le déni, qui blesse l’autre involontairement pour s’alléger de son propre mal être ; niveau 8, le sadique qui se défoule en jouissant de  la douleur morale qu’il inflige sciemment.

Quoiqu’il en soit, même un petit pervers narcissique fait des  dégâts importants.

Voici quelques points pour reconnaître ces manipulateurs, inspirées des travaux de spécialistes tels que Jean-Charles Bouchoux, psychanalyste et Isabelle Nazare-Aga, thérapeute comportementalisme (1) :

1. Il alterne le chaud et le froid, maîtrise l’art de savoir jusqu’où aller trop loin.

2. Il est psychorigide.

3. Il souffre d’anxiété profonde, ne supporte par le bien-être de son partenaire.

4. Il  ressent le besoin compulsif de gâcher toute joie autour de lui.

5. Il aime se faire passer pour la victime.

6. Il s’inscrit dans une stratégie d’isolement de sa proie.

7. Il  fait preuve d’égocentrisme forcené.

8. Il vous fait culpabiliser.

9. Il est incapable de se remettre en question ou de demander pardon (sauf par stratégie).

10. Il s’inscrit dans un déni de réalité.

11. Il joue un double jeu : le pervers narcissique se montre charmant, séducteur, brillant – voire altruiste – en public ; tyrannique, sombre et destructeur en privé.

12. Il  est obsédé par l’image sociale.

13. Il manie redoutablement la rhétorique : le dialogue pour dépasser le conflit tourne à vide.

14. Il use d’injonctions paradoxales et contradictoires : la cible perd ses repères, son esprit devient confus, même quand il est des plus brillants. Paul-Claude Racamier, inventeur de la notion de pervers narcissique, parle d’un véritable « détournement de l’intelligence ».

15. Il  éprouve un soulagement morbide quand l’autre est au plus bas.

16. Il  vampirise l’énergie de l’autre : l’expression « se faire bouffer » prend tout son sens.

17. Il est dénué d’empathie, fait preuve de froideur émotionnelle.

18. Il souffre d’insatisfaction chronique, il y a toujours une bonne raison pour que ça n’aille pas.

19. Il dénigre, sous couvert d’humour au début, puis de plus en plus directement.

20. Il  est indifférent aux désirs de l’autre.

(1) : « Les pervers narcissiques », Jean-Claude Bouchoux (Editions Eyrolles) et « Les manipulateurs et l’amour », Isabelle Nazare-Aga (Editions de l’Homme).

Par Anne Crignon Source:tempsreel.nouvelobs

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Publié par Clément Artois

Clément a toujours été très empathique et possède de grandes capacités d'écoute, lorsque les gens ont besoin de conseils dans leurs relations, c'est toujours vers lui qu'ils se tournent.

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