J’ai aimé une autre femme alors que je t’aimais.

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J’ai aimé une autre femme alors que je t’aimais.

J’ai aimé une autre femme alors que j’étais avec toi…

Pendant qu’on dormait ensemble, pendant qu’on mangeait ensemble pendant qu’on allait en famille pour les fêtes, pendant qu’on faisait des projets pour les vacances alors qu’on sortait avec des amis, pendant qu’on s’occupait de nos enfants.

J’ai aimé une autre femme tous les soirs avant de fermer les yeux à côté de toi, en sentant qu’elle me caressait et me faisait dormir.

J’ai aimé une autre femme pendant que je m’adonnais aux tâches pratiques de la maison, pendant qu’on faisait semblant que tout allait bien. Pendant que tu faisais semblant que j’étais beau alors que je faisais semblant que tu étais la seule.

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J’ai aimé une autre femme pendant que tu me voyais vieillir.

J’ai aimé une autre femme, avec toi.
J’ai aimé une autre femme tout en faisant l’amour avec toi.
J’ai aimé une autre femme bien que je n’arrête pas de t’aimer.
Tu l’as peut-être remarqué dans mes absences mentales, dans mes retards physiques, par peur d’être découvert, mais tu as préféré continuer à vivre dans la routine plutôt que de l’admettre…

J’étais ton mari et ça te suffisait.

Je t’ai aimée et je l’aimais.
Parce que tu étais la femme de ma vie, ou bien c’est elle qui l’est…
Je ne sais pas.

Je l’ai vue, trouvée un beau jour sans la chercher, il lui a fallu une seconde pour me comprendre jusqu’au bout.
Je sais que lorsque j’ai entendu sa voix entrer dans mon âme, j’ai retrouvé la paix. Parmi des millions de voix, la sienne est restée en moi.

Je sais qu’elle a croisé un instant mon regard et je n’ai pas baissé les yeux, j’ai senti son regard me caresser comme un vent, ses yeux remplis d’étoiles, je me suis senti beau… Ce n’était pas arrivé depuis longtemps.

Je me suis senti désiré.
Je n’ai pas eu honte.
J’ai hésité.

J’ai ouvert le poing de ma main et j’ai retrouvé son sourire.

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Je n’ai pas eu peur.
Je me suis senti homme, cet homme que j’avais mis de côté pour contribuer à ma vie avec toi.
J’étais heureux…
Excité et rêveur.

Elle me faisait rire. Elle me donnait des rendez-vous. On passait des heures entières avec le téléphone à la main, nous amenant n’importe où.

Elle m’a appris l’importance de ne pas rester au lit, les malades sont au lit, et j’étais guéri. Elle avait guéri la part de moi qui ne marchait pas. La partie de moi qui me faisait me cacher des gens et qui ne me permettait pas d’être l’homme que je me sentais être.

Tu t’es toujours résignée, tu as dit que j’étais blessé. Que je ne devais pas m’en faire. Pendant que tu étais prise par tes hobbies, elle me tenait compagnie, et peu importe que ce soit un PC, un téléphone ou dans un parc, elle restait avec moi et m’a réparé.

Dieu seul sait combien de fois j’ai prié pour que tu me courtises encore, que tu fasses attention à moi, à quel point je suis homme à l’intérieur. De combien j’ai besoin de me sentir provoqué et gâté. De combien j’ai besoin de me sentir vivant. De combien mes lèvres ont besoin de baisers.
Tu tournais le dos et tu continuais ta vie.

Elle le faisait sans vouloir rien en retour, elle le faisait et je me sentais protégé.

J’ai même pleuré avec elle, les larmes étaient si chaudes, mais même pendant un instant, je t’ai oubliée.
Nous avons pleuré ensemble, même quand je lui ai avoué que je n’étais pas l’homme qu’elle croyait, mais que j’étais encore ton mari dans notre intimité… Et cette fois-ci, elle n’a plus arrêté de pleurer, et entre les larmes alors qu’elle pouvait me crier les pires mots, par contre elle m’a choisi encore, elle a choisi de m’aimer encore plus, et elle m’a offert les plus beaux mots qui existent :  » je suis à toi « .
Et elle m’a supplié de rester avec elle au téléphone jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Et puis, je n’ai eu aucun doute, tout était si clair…

Elle était ma place dans le monde. Pour la première fois, j’ai chanté pour elle et la tristesse a laissé la place aux émotions intenses… Je l’ai sentie tomber épuisée et s’endormir en toute sécurité.

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Elle m’a fait voyager avec mon esprit, brisant tous mes préjugés pendant que tu disais qu’il n’y avait pas de rêves, elle me les a fait vivre.
On a fait l’amour avec la chair de poule. C’était la première fois que j’y avais mis tout mon cœur. Nous avons fait l’amour les yeux fermés sans éteindre la lumière, ou encore avec un téléphone entre les mains.

On s’est aimé pendant que tu me regardais au travers d’une porte fermée.

Avec elle, tout était une découverte.

Images crédits : Pixabay

Que ce soit mon corps ou le sommet de l’Everest, pour elle, ça n’avait pas d’importance.
Elle m’aimait en me regardant dans les yeux. Elle m’aimait après une journée pleine d’attente et avec l’anxiété qui me dévorait. Elle parlait doucement, et elle se taisait quand elle me sentait anxieux, alors je me calmais pour qu’elle ne s’inquiète pas.

Elle m’aimait avec mes imperfections, qu’elle appelait par son nom pour me rappeler que des défauts, il faut juste en rire. Elle ne voulait pas que je reste seul…
Et quand elle nous savait ensemble, elle se tenait à l’écart pour ne pas causer de problèmes pourtant je la sentais si mal, mais elle souriait pour ne pas m’inquiéter, alors j’ai compris qu’elle pleurait…

Elle aimait mes blagues un peu ironiques et mon titillement effronté. Elle aimait ma graisse et mes os. Elle aimait mon silence d’introverti et puis mes discours rapides qu’elle savait comment arrêter, en m’embrassant.

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Pendant que tu étais à t’occuper de tes affaires, parce que je suis sûr que tu m’en as cachées, j’étais avec elle.
J’étais toujours avec elle quand on sortait se promener. Dans ma tête, j’ai fait l’amour avec elle, même quand je fermais les yeux dans la voiture pendant qu’on allait au cinéma ou dîner dehors et pendant que toi et moi dormions l’un à côté de l’autre. Je dormais avec toi et je faisais l’amour avec elle.
Et on s’est vraiment rencontré. Les yeux dans les yeux. Mains dans les mains. Je ne me suis jamais senti aussi nu. J’étais là et elle était là. Elle m’a enlacé si fort pour m’indiquer le point de l’horizon où le soleil se lève et se couche. On a baissé le rideau, ôté nos vêtements, tout, et nos âmes aussi.

Elle dessinait des étoiles avec ses doigts, qu’elle appelait « Planètes ». Elle ne parlait plus, elle me regardait et entre un baiser et l’autre me caressait. Elle voyait avec moi des films que tu n’envisagerais même pas de regarder. On se cachait dans la dernière rangée du cinéma l’après-midi, comme deux amants, sauf que nous, des amants, l’étions vraiment.
On s’embrassait dans les parcs et les rues bondées de gens. Nous nous sommes touchés comme deux ados à la découverte de l’autre sexe.

Je lui déplaçais les cheveux pour lui embrasser le cou. Elle prenait soin de moi.

Elle est toujours là…

C’est la femme dont je rêvais quand j’étais petit. Elle partage mes goûts, mes bizarreries et elle en rit toujours. Toujours présente et nous n’avons pas besoin de sexe pour nous parler ou nous écouter dans le lit, nous laissons parler le cœur.
Elle me prend la main et me crie de courir ! Dieu que je ris, nous nous retournons en arrière pour voir l’effet que l’on fait aux gens, elle me répète  » de plus en plus chaud jusqu’à devenir fou « , et puis d’un coup sec, on tremble puis on se cache derrière un buisson pour faire l’amour dans l’herbe, sur les feuilles, dans le champs de blé…
Avec toi, l’amour est aussi simple que le premier matin des jours de congés, on dirait que tu as envie mais alors si tu te laisses trop aller, celle-ci se finit tout de suite et quand tu réalises que les jours passent, tu t’accroches au deuxième jour, par peur que ça finisse sans avoir tenu toutes les promesses.

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Détends-toi ! Tes yeux distraitement amoureux m’ont toujours suffit, mais ils ont fait en sorte qu’ils me bornaient, qu’ils me limitaient, que je pensais que l’amour était ça.
Vivre ensemble…
Payer les factures.
Préparer des dîners avec des amis.
Dormir.
C’est beau, parfois.
Mais pas assez…
On s’est construit ensemble.
Et cette prise de conscience fait mal, parce que si je l’aime d’un côté, tu es là.
Deux amours différentes.

Deux amours qui ont ses raisons d’exister.

Si seulement tu m’avais vu avec elle, tu comprendrais…
Si seulement tu m’avais écouté faire l’amour avec elle, tu comprendrais…
Si seulement tu avais entendu à quel point j’étais bien avec elle, tu ne demanderais rien.
Mais les frontières n’ont pas tenu, et je n’ai pas pu le faire, autant que je l’aimais, autant que je la voulais, même si j’ai pleuré parce qu’elle est arrivée dans ma vie après toi.
Je me suis senti mal et…
J’ai craqué
J’ai tout fermé
J’ai dû tout fermer.
Pourquoi pas ?
Je t’ai fait du mal.

Je t’admire et je suis fier que tu sois la mère de mes enfants, mais je ne suis plus ton mari. J’ai cessé de l’être quand j’ai réalisé que c’était un devoir et l’amour est tout sauf un devoir.

L’amour existe mais j’ai besoin d’apprendre à être seul pour l’accepter tel qu’il est.

Parce que c’est avec elle que je veux vivre.
Parce que c’est avec elle que je me vois dans les années à venir à creuser les rides du temps tout en riant. Je lui ai prononcé les plus grands mots d’amour.
Même si ça ne finira jamais avec toi, même si on s’aime secrètement de loin.
Sans même lui parler, tu ne nous effaces pas.
Nous enseignons à nos enfants que l’amour existe et que nous ne devons pas nous cacher.
Jamais…
Laisse-moi partir, aide-moi à recommencer, parce que si je dois rester avec toi, tu m’enfonceras dans ma peur.
Au lieu de cela, nous devons seulement avoir le devoir de naître, même si cela sera douloureux, pour découvrir qui nous sommes vraiment, pour être nous-mêmes et surtout meilleurs.
À moi
À toi
À nos enfants
À l’amour
C’est pour elle que j’ai appris à courir…

~Auteur inconnu

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Clément Artois

Clément a toujours été très empathique et possède de grandes capacités d'écoute, lorsque les gens ont besoin de conseils dans leurs relations, c'est toujours vers lui qu'ils se tournent.

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