LETTRE : Je ne m’attache plus. J’ai trop donné.

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attache plus

LETTRE: Je ne m’attache plus. C’en ai fini.

Tu trouveras peut-être ça lâche mais je crois qu’en réalité, c’est ce qui me rend le moins malheureuse.

Je crois que l’attachement fait mal, systématiquement.

Je crois qu’en s’attachant, on crée des attentes. Et je crois que les attentes font mal aussi. Non seulement parce qu’elles ne se réalisent pas toujours, mais parce que c’est exiger un bonheur extérieur, dépendant de quelqu’un ou quelque chose d’autre. Or, de qui d’autre que soi-même en attendre pour être heureux ?

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L’attachement rend dépendant, et donc pas libre.

A cause de ça, on court après les personnes, après les choses, on court après la vie dans l’espoir illusoire d’obtenir un brin d’amour.

Je ne m’attache plus parce que j’ai appris que rien ne m’appartenait. Que rien n’était acquis. Je ne m’attache plus parce que je ne veux plus vivre dans l’angoisse de perdre ce que j’ai. Le présent est ainsi, demain sera peut-être différent. C’est la vie.

Je ne m’attache plus car c’est ainsi que je peux le mieux donner, et arrêter de ne penser qu’à recevoir. Je ne m’attache plus car, quoi qu’il en soit, je n’aurais jamais été suffisamment ni éternellement satisfaite.

Je ne m’attache plus car je sais que les gens finissent toujours par partir.

Que chacun fait sa vie. Qu’on ne tient pas toujours nos promesses, qu’on change souvent d’avis, qu’on aime un jour, mais pas toujours. L’attachement, c’est la déception.

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En fait, je suis épuisée de ces gens qui viennent et repartent, qui ne savent pas ce qu’ils veulent, qui ne disent pas ce qu’ils pensent vraiment, qui jouent au jeu de la vie en ne vivant les choses qu’à demi-mesure. En fait, l’attachement fait mal parce qu’il est rarement partagé. Je pense qu’il n’y a rien de pire que de s’attacher sans retour, puis de s’oublier et se perdre.

Alors je me suis promis de ne plus jamais me perdre pour quelqu’un.

Je ne m’attache plus car je lâche prise. Sur la vie. Sur les gens. Sur les relations.

Je ne m’attache plus car j’ai réalisé qu’en fait, ça ne m’empêche pas d’aimer. J’ai surtout compris qu’aimer, ce n’est pas faire de l’autre le sien, mais accepter sa liberté. Accepter qu’on ne contrôle rien de lui. Vouloir son bonheur même si l’on aimerait autre chose de la relation.

Laisser être. Lâcher prise. Perdre volontairement le contrôle.

Je ne m’attache plus car je sais que tout est éphémère. Et que peut-être l’amour, ce n’est finalement pas de s’attacher à l’autre pour toujours, mais juste d’en profiter le temps que ça dure. Au fond de moi, je suis quelqu’un d’entier, j’aurais voulu tout donner, mais je crois que dans la vraie vie, il faut voir les choses autrement.

A. I

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Clément Artois

Clément a toujours été très empathique et possède de grandes capacités d'écoute, lorsque les gens ont besoin de conseils dans leurs relations, c'est toujours vers lui qu'ils se tournent.

2 commentaires

  1. Merci pour ces lettres ouvertes sur votre vie, sur notre vie en relation avec nos parents, Frères ou monde sociétal. L’attachement ou le Lâcher-Prise quels sujets ou thème difficile a discerné pour prodiguer des points de vue afin d’apaiser nos Cœurs qui pleurent ou qui en Chœur parlent tout au fond d’une cage thoracique. Je viens de découvrir et vous évoquez l’importance de la primauté de la Paix comme vertu et vous l’évoquez dans l’un de vos textes il faut donc s’y attacher d’une manière souple, comme un élastique pour par dire plastique, voir indulgente, un due pour les gens ou gentils. Et bien oui, cet état d’être est le plus important dans la vie de « chaque-UN » pour que l’Amour que je croyais jusqu’à présent la première des valeurs ne peut-être que si la Paix est d’abord établie en soi et ce n’est qu’après, qu’elle se maintien autour de soi en en autrui par diffusion, fusion. Pour cela il eu été bon que bien des parents dès la naissance, nous offre un amour attentionné averti en ce sens et de toute forme pouvant déséquilibrer la psyché de l’enfant et donc la Vie. L’éducation est donc un art que malheureusement les écoles de la république n’enseignent pas . La morale ayant même disparue en classe, affaire classée, pas au programme, pourquoi nous programme t-on ?… J’ai donc repris ma liberté de modifier l’orthographe de certains mots pour me défaire de mes maux et transcender mes émotions, comme celui qui ouvre la porte de  » l’apprenti-sage » que tous parents devraient aborder lors de l’éducation de leurs enfants. Apprendre aux tiers même si l’on est deux devrait nous faire réfléchir… C’est donner à autrui ce que l’on a et pour lequel nous sommes attachés et que nous croyons bon et donner de l’amour c’est ce détacher de quelque chose que l’on a, qu’il soit matériel ou spirituel et qui se voudrait bien être du receveur. Et donc, l’Amour par l’évolution du respect, dans le sens ou celui-ci pourrait s’écrire: « Res-PAIX » et qui offre l’équilibre à tout et tous, non pas le respect au sens de l’ordre plus ou moins impérieux mais celui de l’amour fluidique et apaisant par ce nouveau mot qui offre en prime la Liberté ou le consensus, enfin un dialogue non violent, apaisé avec l’enfant qui lui fonctionne au départ qu’avec des gestes, des intentions, une communication avec ses deux yeux voir trois transmutant le « DiaLogue » en une trilogique dite de communion ou « Commune-Union dans se nouveau foyer, dans ces premiers temps de l’enfance où ce ramage n’a besoin que d’un tuteur flexible et facilitateur mais pas un Maître réducteur aux sens du centimètre. S’élever étant de dépasser les mètres ou maitres réducteurs normalisateurs dans ce système dit « social », voir MK.SA privatif d’une relativité oubliée. D’où ou pas, s’installe dans les relations humaines, des gestes d’amour devenant de plus en plus distanciés, nos dit élus de l’ordre profond s’en servent en se moment pour diviser et mieux régner politiquement et donc nous conditionnent au non-amour, au détachement, au lâcher prise, à la mode changeante mais toujours dans le faire avoir et aux normatifs suivant des cycles commerciaux du tourne en rond ou du quand dira t-on ? Et c’est là que l’esprit de l’enfant rentrera dans des relations particulières qui toucheront son cœur d’une manière duelle car en ce monde on n’apprend que par les opposés alors qu’une vie menée via, une approche ou « Ap-Proche » ou vision excentrée vers la découverte, en une ligne de vie qui va en crescendo et toujours plus plaisante et admissible que celle d’une dualité qui ne voit que par des opposés blanc ou noir. Allons n’oublions pas, n’en déplaise que la matière grise est un mélange des deux qui par un mixage n’a pas ouvert encore la porte de la transparence non-duelle, l’arc en ciel signe de « l’Al-Li-an-ce » mot le symbole de la Paix qui est Amour en soi et donc le gemme ou du « j’Aime » autrui comme moi-même où moi-m’aime, aime autrui. La Paix s’attache au respect de soi et d’autrui elle peut-être certes par une volonté de détachement de tout mais de soi ce n’est point possible, car qu’est ce que le Soi et qui ? L’Amour est une force qui alimente la Paix et qui s’attachement au je suis en paix et je partage cette paix pour le bonheur. Comme, celui qui suit ses deux parents qui par amour avec ou sans grand « Ah » on fait ce que nous sommes:
    UN « JE-SUIS-POTenCIEL » , car suivre c’est s’attacher sans lien que celui de l’esprit et le détachement ne dépend que d’un déconditionnement de l’attachement aux faux préceptes, faux enseignements, qui font de nous des esclaves et c’est donc bien là qu’il faille trouver par le lâcher prise à l’endoctrinement, pour retrouver, la Liberté de dire qu’il nous ont attachés, pas spécialement par nos parents ils sont innocent car trompés par nos faux élus, pour usurper leurs rôle d’éducateurs et prendre la place d’ enseigneurs de Peuples, qui seront saignés par ce pouvoir d’attachement physique ou métaphysique sur autrui. A cela il ne faudrait que rechercher la Paix dont l’essence est l’Amour actif par les sens et dont le support est l’attachement à « PartAger » . Peut-on s’avouer qu’il faut Avoir pour Etre et Partager pour être en Paix ? Et donc ne Tousser pas Tous « s’Ai-Mer » qui va de Père le faite pas le choix, entre Etre et Avoir soyez les Fils conducteurs de la Vie abattons les masques ou préjugé d’un bal masqué qui n’a que trop duré. Avec mes meilleures pensées. …AP+…

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