A-T-ON BESOIN DES AUTRES ?

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A-T-ON BESOIN DES AUTRES ?

En écrivant ce texte, je me suis posé mille questions à propos de ce besoin des autres.

  • Pourquoi suis je en relation avec les autres ?
  • Que viennent ils révéler en moi ?
  • Suis je en relation avec les autres par intérêt ?
  • Est-ce un hasard d’être en relation avec telle ou telle personne ?
  • Est-on en relation avec les gens pour ce qu’ils nous apportent ou pour ce qu’on leur apporte ?
  • Y a t-il toujours une réciprocité dans ce qui est apporté ?

C’est en repensant à une discussion avec une amie au téléphone, et où l’on se disait que l’on était pas en relation par intérêt que je me suis aperçue que profondément on se ment à Soi même lorsque l’on dit ne pas être en relation par intérêt !

Alors je ne parle pas ici de l’intérêt purement matériel, ni celui strictement égoïste et qui est le contraire de la base des échanges relationnels, je parle ici du besoin viscéral d’être en relation avec l’autre. Humainement parlant, l’autre est toujours là pour nous apporter quelque chose, pour nous révéler notre vraie nature et pour nous faire évoluer par les expériences de vie auxquelles il nous confronte, de par les échanges que l’on a avec l’autre et de par nos réactions à ces interactions, tout autant que nous sommes sur le chemin de l’autre pour les mêmes raisons !

Je sens très bien qu’en écrivant ce texte certains vont dire que jamais, ô grand jamais, ils ne sont en relation avec les autres par intérêt, et je comprends.

C’est le mot « intérêt » qui heurte les esprits, car dans l’égrégore collectif il est détourné de son sens premier pour en faire quelque chose de négatif, qui sort de la bienséance et des bonnes pensées, on en a fait quelque chose de contraire à notre sens du partage et de l’altruisme.

Pourtant on est bien en relation avec les gens qui nous « intéressent », avec ceux qui éveillent notre « intérêt », que ce soit amical, sentimental ou familial, et même dans le relationnel professionnel.

On a plus de facilité à voir ce mot positivement lorsque l’on parle de nos différents « intérêts », que ce soit pour l’Art, la musique, le cinéma, la mode, ect…

Preuve en est que si les gens ne nous intéressent pas, que ce soit par leur mode de pensée, leur façon de faire ou d’être dans la vie, eh bien on ne les côtoie pas, du moins pas dans le cercle relationnel proche. Car force est de reconnaître que dans le domaine professionnel, on côtoie toutes sortes de personnes, et ce, que l’on partage des intérêts communs ou pas, notamment dans le travail d’équipe où l’on est en rapport avec des gens qui en dehors de ce contexte peuvent très bien n’éveiller aucun intérêt en nous. On est alors plus dans l’interaction par nécessité d’accomplir une tâche commune, et même comme ça il est aisé de constater que des affinités se créent et que cela forme un groupe dans le groupe.

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Ce n’est pas un manque d’ouverture d’esprit vis à vis de l’autre, c’est juste une compréhension de l’être humain qui reconnaît avoir besoin de l’autre mais qui a la capacité de choisir avec quel autre il veut interagir, et ce choix se fait uniquement par rapport à ce que vient réveiller l’autre en nous !

Je pense que ce sont nos peurs vis à vis de l’égrégore collectif à propos de ce mot qui nous empêchent de dire que l’on est bien en rapport avec les autres par intérêt et que les autres sont bien en rapport avec nous pour cet intérêt là aussi, pour tout ce que l’on s’apporte, car l’humanité a besoin que l’on soit viscéralement intéressé.

C’est ce qui fait évoluer l’homme, de tous temps, de toutes origines, de toutes religions, il y a ce besoin d’être en interaction avec ses semblables sur des facteurs communs ou complémentaires !

Sans l’autre et sans l’interaction avec lui, on aurait des moyens limités de s’éveiller, de se construire émotionnellement, psychiquement, intellectuellement…d’être humain !

J’entends aussi tout de suite certaines personnes qui peuvent dire ou penser que ce sont eux qui aident les autres, eux qui sont indispensables et toujours dans le partage, donc qu’ils n’ont pas besoin des autres car c’est eux qui leur apportent tout.

Alors là je dis STOP !

A qui apporteriez-vous votre aide si l’Autre n’existait pas ?
Quel serait le but profond de votre vie s’il n’y avait pas cet autre, s’il n’y avait pas cet « intérêt » de votre part à apporter votre soutien ?

Vous avez besoin des autres comme tout un chacun, car votre envie est d’aider, peu importe pour quelle raison profonde, mais sans les autres, qui seriez-vous alors et à quoi serviriez-vous ?

Je parle de cette aide à l’autre en toute connaissance de cause, étant moi-même dans ce relationnel vis à vis de l’autre, portant mon attention sur les personnes que je peux aider.

Vous me direz alors, et pour les autres, pour ceux que vous ne pouvez pas aider ?

Eh bien la réponse est simple, je ne les aide pas, non pas par égocentrisme ou par égoïsme, mais juste par le simple fait que je reconnais les limites de mes capacités à leur apporter l’aide dont ils ont besoin. Je reste honnête et fidèle à mes valeurs en leur expliquant que l’aide ne passe pas par moi et que dans leur propre intérêt, on ne travaillera pas ensemble.

Car ce qu’il est important de comprendre dans l’aide à l’autre, c’est que l’on ne peut pas aider tout le monde, que l’on a chacun des capacités différentes et des intérêts différents, que ce soit dans la vie en général ou dans l’ésotérisme.

C’est aussi pour cette raison que l’on a besoin des autres, et que pour apprendre, comprendre, évoluer et savoir qui l’on est vraiment, il est de notre intérêt personnel d’être en relation avec les autres.

Dans notre chemin d’évolution, on est en perpétuelle interaction avec les autres, et c’est par l’intérêt que l’on porte à l’autre ou que l’autre nous porte que l’on fait les apprentissages nécessaires à notre avancée personnelle.

Et parce que l’on est tous Unique, tous avec des capacités et des expériences différentes, on peut s’aider les uns les autres, on est complémentaire !

C’est bien pour ça qu’il est triste de constater, que ce soit dans la vie, ou même sur les réseaux sociaux, au sein des groupes créés, tant de rivalités et d’égocentrisme, tant de comparaisons des uns et des autres.

C’est toujours à celui qui sera le plus « fort », le plus « avancé » en capacités, le plus « éveillé », le plus « spirituel », et qui pour le prouver (comme si c’était quelque chose à prouver!) n’hésitera pas à faire preuve de tout le contraire d’un cheminement spirituel, et à descendre les autres en flèches.

Celui-là oublie que humainement, il se retrouvera seul, avec peut être une tonne de capacités merveilleuses en lui, mais seul et sans plus personne avec qui partager ses connaissances acquises.

Peut-être alors ce genre de personne comprendra qu’il est dans son « intérêt » d’interagir avec les autres, avec beaucoup plus d’humilité, afin qu’il puisse continuer d ‘apprendre, d’évoluer, de partager et d’aider à son tour.

Alors a-t-on besoin de l’autre ? Oui tout autant que l’autre a besoin de nous….

Avoir besoin de l’autre ne nous diminue pas, mais au contraire nous permet ensemble de nous élever encore plus haut.
Et ce n’est pas parce que l’on accepte l’aide et le soutien de l’autre que l’on devient des assistés, tout comme ce n’est pas en aidant l’autre que l’on fait de lui un assisté, à une condition toutefois, c’est de ne jamais imposer son aide si rien n’est demandé, et pour celui qui est aidé, c’est de ne pas se reposer sur celui qui aide.

Les efforts doivent être fournis des deux côtés et il est important de comprendre que l’autre est juste là pour nous apporter la compréhension sur une situation car il aura plus de recul n’étant pas lié à cette situation par de l’affectif ou de l’émotionnel.

A celui qui est aidé aussi de mettre les limites afin que celui qui aide ne prenne pas tout en charge, car ce qui est primordial c’est que chacun de nous doit rester responsable de sa propre vie.

Et lorsque l’on comprend que l’on a besoin de l’autre autant que l’autre a besoin de nous, on entre alors en permanence dans un mouvement de partage qui permet de se comprendre Soi, de comprendre l’autre, et de devenir libre de sa vie !

Corinne Dallinger

Son site : corinne-medium.simplesite.com

Clément Artois

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