APPROCHE DE L’ÉVEIL DU COEUR

ÉVEIL DU COEUR

Image crédit : depositphotos.com/

APPROCHE DE L’ÉVEIL DU COEUR

Tout le monde cherche le bonheur, mais le bonheur n’est pas dans les possessions matérielles, il n’est pas dans les oeuvres, il n’est pas dans les rapports avec autrui. Le bonheur se trouve sans le coeur, dans le rayonnement calme et puissant du coeur.

Ce rayonnement de l’Amour répand sa chaleur dans les oeuvres, dans les rapports avec autrui et avec le monde. Qui cherche le bonheur à l’extérieur de lui-même se fourvoie. Il court d’une chose à l’autre et connaît détresse sur détresse. L’acquisition de chacune de ses convoitises ne lui donne qu’un bonheur passager, vite estompé.

Détournez-vous de cette démarche erronée.

C’est en vous, au plus profond de vous-même que se trouve le bonheur de l’Amour.

Vous croyez avoir un coeur étroit, et il faut découvrir que votre coeur est vaste.

Aussi vaste que la terre. Aussi vaste que l’univers, vous croyez avoir un coeur fermé, et vous devez découvrir qu’il est toujours prêt à s’ouvrir, toujours prêt à accueillir.

Votre coeur s’est endormi, et vous devez le réveiller. Votre coeur végète, et vous devez l’épanouir.

Il faut découvrir qu’il y a en vous une intarissable propension à déverser des flots de chaleur affectueuse.

Vous étiez ruisselet, et par l’Éveil du coeur vous deviendrez océan.
Quels sont les premiers pas de l’Éveil du coeur ?

Diverses peuvent être les manières de frapper à la porte d’écarlate. Nous en décrivons une, travaillez-la, puis laissez-vous librement porter par ce qui jaillit.
Regardez un objet, n’importe quel objet beau ou laid… détaillez le… palpez le… recensez avec émotion ses vies… son existante. L’attention que vous lui portez a cessé de vous le rendre indifférent. Il parle à vos yeux, il parle à vos mains, il parle à votre coeur. Alors vous constatez qu’il vous est possible, par un mouvement intérieur très simple et très difficilement descriptible, d’ouvrir votre coeur à cet objet. Ouvrir votre coeur pour effuser vers lui un flux d’Amour et de tendresse.

Comprenez ce secret : il vous est possible de volontairement, délibérément, émettre et silencieusement exprimer de l’Amour pour l’objet le plus humble.

Il n’est pas nécessaire que cet objet vous ait séduit par sa beauté ; il n’est pas nécessaire qu’il évoque pour vous des souvenirs quelconques. Si vous le voulez, vous pouvez Aimer n’importe quel objet. Pour cela, il suffit de le regarder silencieusement, puis de réaliser une sorte de mouvement intérieur grâce auquel vous projetez vers lui de l’Amour. En faisant cela, vous sentez que vos sentiments s’échappent du centre de votre poitrine et vont entourer, caresser et imprégner cet objet.

Lorsque ceci est vécu comme une expérience intérieure véritable, une communion amoureuse entre lui et nous s’établit. Dès lors, l’Éveil de votre coeur est commencé.

Que de discours en pure perte sur l’Amour n’a-t-on pas faits ! Étant conscient de la masse des paroles inutilement répandue, il n’entre pas dans notre désir de vous proposer d’adopter une nouvelle théorie sur l’Amour. Nous disons : il faut s’entraîner concrètement à l’effusion amoureuse dans la vie quotidienne, et par cette démarche transfigurer celle-ci.

Commencez donc par apprendre à Aimer les objets. Commencez à faire à maintes reprises ce que nous venons de décrire. Malgré son aspect bénin, une telle pratique peut vous apprendre beaucoup. Elle peut vous apprendre à effuser volontairement vos sentiments amoureux. Volontairement, c’est-à-dire sans qu’intervienne une sollicitation ou une valorisation extérieure particulière.

Beaucoup de gens ignorent qu’ils peuvent aimer sans raison sentimentale, par simple décision, par simple démarche affective. Apprendre à Aimer de la sorte des objets c’est donc prendre en mains les commandes de notre coeur ; et cultiver délibérément ce qui n’était qu’aléatoire manifestation. Cette démarche agrandira votre capacité d’effusion amoureuse. De même que la musculature croît avec l’exercice, le coeur s’élargit chez celui qui cultive l’Amour, par la grâce d’une telle pratique vous apprendrez à Aimer sans raison, pour le simple plaisir d’Aimer.

Il y a un véritable plaisir à Aimer les objets les plus simples. À faire d’eux non plus d’anonymes instruments, mais des compagnons qui résonnent en notre coeur.

Lorsque vous avez appris à Aimer pour le plaisir d’Aimer ; c’est sans peutêtre vous en rendre compte un pas de géant que vous avez accompli sur le sentier initiatique, voici ce que vous permet la petite pratique apparemment anodine que nous vous conseillons.

Parvenir à Aimer pour le simple plaisir d’Aimer, sans rien attendre en retour, cela va de soi lorsqu’on s’efforce délibérément d’Aimer des objets. En effet que peut-on attendre d’un objet en retour de l’affection que nous lui portons ?
Aimer pour le plaisir, sans calcul et sans égoïsme, voilà la nouvelle forme d’Amour qu’il faut apprendre ! Commencez votre éducation du coeur en prenant pour cible des objets familiers ; puis étendez la nouvelle manière d’aimer ainsi apprise à la Création tout entière. Qui commence petitement s’enracine concrètement.

Ayant appris à Aimer les objets par une démarche délibérée, vous devez pratiquer et entretenir cette nouvelle forme d’Amour. Faire d’elle un aspect de l’art de vivre que vous cultiverez.

Il est naturel que votre Amour des objets s’exerce préférentiellement vis-à-vis de ceux que vous êtes amené à manipuler quotidiennement. N’enfermez pas cependant votre capacité amoureuse dans ce qui constitue des possessions personnelles. Constatez en votre expérience que l’objet étranger, compagnon d’une courte fraction de vie, est digne d’Amour. L’expression de votre Amour des choses ne doit pas être dépendante du concept de propriété.

Si elle le devenait, vous renforceriez les structures de l’ego au lieu de vous en libérer. Or plus l’ego est dur, plus vous êtes lié à la souffrance. Toute possession est impermanente. Qui lie son Amour à la possession se damne lui-même, et s’enchaîne à l’univers des regrets et des privations. Comprenez cela.

Ce qui est vrai pour les objets l’est pour tout ce que nous pouvons Aimer ; et par la suite, il faudra généraliser cet Amour libre des attaches de la possession.

Il importe cependant de ne pas brûler les étapes, travailler systématiquement est la meilleure manière de progresser, commencer d’une manière effective la totale réforme de votre sentimentalité égoïste et erronée. Commencez par le plus simple et allez ensuite progressivement vers le plus difficile. Commencez par rééduquer votre Amour vis-à-vis des objets. Apprenez à Aimer avec autant de joie ce qui vous appartient et ce qui ne vous appartient pas. Ce que vous côtoyez constamment, et ce avec quoi vous n’avez qu’une relation momentanée. Apprenez cela et vous aurez appris beaucoup. N’en faites pas une théorie ou une compréhension intellectuelle. Apprenez cela dans votre expérience, par des essais et des tâtonnements répétés. Par une pratique régulière.

Qui fait de la chose anonyme un objet d’Amour illumine l’instant. Notre civilisation d’abondance a dévalorisé l’objet quotidien. Trop facilement acquis, ce dernier ne reçoit guère d’attention et très peu d’Amour, ce n’est plus un compagnon amical réceptacle des effluves d’une tranche de vie ; c’est souvent un truc anonyme et préfabriqué. Qu’importe ! Il ne tient qu’à vous de retrouver une complicité affectueuse avec les humbles serviteurs que vous manipulez.
Prêtez attention aux objets que vous utilisez et en les utilisant ayez pour eux d’affectives effluves.

Celui qui réalise concrètement cette démarche voit son environnement matériel changer.

Il sent que peu à peu son domicile, son atelier, son bureau, s’imprègnent d’Amour. Il perçoit la réverbération affective des sentiments qu’il diffuse quotidiennement sur les choses inanimées de son entourage. Il n’est plus dans un univers anonyme et mécanique, il est dans un monde familier, affectivement chargé, affectivement vivant. Et ainsi il comprend intuitivement que la matière, en une dimension non appréhendée par la science, est perméable à l’Amour.

Nous faisons évoluer ce que nous Aimons, ceci est vrai à tous les niveaux de la Création. En respectant et en Aimant les objets, j’accélère l’évolution de l’obscure conscience qui les habite vers des formes plus élevées de conscience.
La conscience est filtrée par ce au travers de quoi elle se diffuse. Une forme plus élevée de conscience c’est un filtre moins épais ; car la conscience toujours identique à elle-même en sa nature prend la forme de ce en quoi elle réside. Des montagnes aux dieux, en passant par le végétal, l’animal ou l’humain, nous assistons à un raffinement progressif des filtres au travers desquels s’exprime, avec une force croissante, la lumière de la Divine Conscience qui imprègne toute la Création.

En l’aboutissement de l’amour l’unité nous reliant sans nous confondre avec ce que l’on Aime, est ressentie. Vous finirez par saisir intuitivement l’affinité profonde qui vous relie aux choses du monde extérieur. Les objets sont un prolongement de l’homme. Un prolongement de votre propre corps. Il n’y a qu’une seule et unique apparence substantielle. Qui vit cette compréhension perçoit peu à peu, à un niveau très subtil, sa propre présence en toute chose.
L’univers devient pour lui un immense organisme, et l’idée d’être séparé de ce qu’il manipule s’estompe à la manière d’une chimère étrange.
Ne pas Aimer la nature, ne pas l’observer, l’écouter et l’admirer, c’est manquer de sève.

Faites une place à la nature en votre vie. Par la communion amoureuse abreuvez-vous psychiquement à l’inépuisable source de la vitalité végétale prenez des leçons de l’arbre et du roseau.
Comprenez intuitivement à quelle attitude psychique correspondent les différentes formes de vie végétale.

Communiez avec la végétation, avec son silence, sa paix, sa majesté, sa patience, son obstination, sa ténacité… Sentez en vous la conscience végétative, et comprenez que cette forme de conscience correspond à l’état de conscience du végétal. Percevez au niveau corporel, ce qui en vous participe à la nature des végétaux. Sentez-vous parfois vivre à la manière d’une plante qui a soif d’eau et de lumière.

Devenez l’ami fidèle de certains arbres, de certains lieux forestiers ou champêtres parlant à votre coeur. Fréquentez certaines montagnes, certains déserts, certaines plaines et certains littoraux… participez intérieurement aux cycles des saisons. Réjouissez-vous devant la naissance d’une nouvelle pousse.

Humez les odeurs. Touchez les écorces. Palpez la terre. Écoutez le vent.

Purifiez-vous avec la pluie. Chargez-vous de puissance avec l’orage Aimez, admirez, et communiez intérieurement avec toutes les manifestations et tous les aspects de la nature.

Qui craint le vent et les éclairs refuse sa propre puissance. Qui les Aime exalte en lui la même puissance. Comment peut-on ne pas Aimer la pluie ? Il faut avoir quelque chose de bloqué en soi.

Que son ruissellement sur votre visage devienne une fête, et quelque chose s’éveillera en vous. Qui déplore l’aridité du désert est insensible à l’esprit qui se dégage de lui. Qui redoute les gouffres ne connaît pas son propre gouffre, et ne sait pas qu’il est un gouffre… Inutile de multiplier les exemples, contentons-nous de répéter que toutes les manifestations et tous les aspects de la nature doivent être Aimés. Il faut vaincre les insensibilités et les répulsions éventuelles. Observer, s’ouvrir, comprendre, ressentir, participer et communier avec tout. Il en résultera cosmisation de la personnalité. Qui Aime la nature vibre avec elle, et découvre en lui-même toutes les puissances qui s’y expriment.

Faites cela. Ouvrez votre coeur à la nature. Tout au long de votre vie, entretenez et développez une profonde relation avec elle. Multiples sont les répercussions intérieures qui en découleront.

L’Éveil du coeur ne se limitera pas aux objets et à la nature, il étendra son rayonnement sur les animaux.

Regarder un animal et l’Aimer. Comme cela, sans raison, pour le plaisir.
Comprendre la vitalité et la voracité qui l’habitent, comprendre, ne pas juger.
Voir sa beauté ou son étrangeté. Respecter et Aimer les animaux. Sentir en eux la poussée vitale qui s’exprime, et qui s’exprimant porte la conscience vers l’individualisation. Individualisation du psychisme, balbutiante, parfois obtue, parfois violente et acharnée. Voir en l’animal le début d’un homme. Comprendre cela et l’Aimer.

Constater par l’observation ce que les animaux et les hommes ont de psychiquement commun.
Clairement distinguer ce qui en l’homme est spécifiquement humain, de ce qui est encore animal.

Avoir au-delà des mots de profonds contacts avec les animaux. Que votre silence empli d’Amour s’épanche hors de vous et se déverse sur l’animal.

Apprendre de la sorte que le silence est la plus haute forme de communication. Ne pas limiter votre Amour aux animaux domestiques ou familiers. Connaître la joie d’Aimer l’animal rencontré pour quelques brefs et uniques instants.

Épanouir en soi l’animal sans se laisser dominer par les instincts qui l’animent. Que l’animal qui habite en vous soit le fidèle serviteur de l’homme qui demeure en vous. Lorsqu’en l’homme l’animal domine, l’homme n’est pas un homme. Est un homme véritable celui qui a parfaitement dominé en son psychisme sa nature animale. Dominer, c’est commander, ce n’est pas mépriser ou torturer. Ne pas comprendre en soi la beauté de l’animal, telle a été l’erreur des ascètes. Qu’en vous la conscience raisonnante et réfléchie soit la maîtresse incontestée. Qu’elle dirige toutes les pulsions animales. Qu’en juge souverain, en face de chacune, elle donne son accord ou exprime son interdiction. Que l’homme en vous ne soit jamais entraîné par les passions et les instincts animaux. Que par l’inflexibilité de la volonté, par des efforts de maîtrise inlassablement répétés, par la suggestion fréquente en laquelle l’homme s’adresse à l’animal et lui dicte sa conduite ; que par de tels moyens, qui sont à la base de tout cheminement initiatique authentique, l’animal soit en vous parfaitement dressé ; et qu’il finisse par obéir sans retard ni résistance à tout ce que l’homme décide. Abandonner l’erreur du profane qui se laisse aller, manque de maîtrise, et n’est qu’un pantin animé par des forces infrahumaines.

Devenez un homme véritable, mais ne tombez pas dans la bévue inverse qui consiste à dénigrer l’animal qui est en vous. Vous êtes le reflet de la création.

Qui n’Aime pas sa propre animalité ne peut authentiquement Aimer les animaux du monde extérieur. Tout est lié. Tout est dans tout. Ayant dompté l’animal qui est en vous, Aimez-le. Soyez fier de vous sentir animal. Entretenez le corps. Connaissez la joie de le percevoir fort et vigoureux. Prisez les plaisirs de l’effort physique, de la nourriture, du sommeil et de la somnolence.
Exaltez-vous de votre propre vitalité. Dans toute la mesure du possible, soyez un animal vigoureux et alerte.

Ne négligez pas le corps. Aimez-le. Plus vous Aimerez votre aspect corporel comme on Aime un animal familier, en lui donnant l’exercice et les soins nécessaires, moins vous aurez tendance à vous identifier à lui. La conscience d’être distinct de l’animal, qu’en vous l’homme chevauche et utilise, deviendra peu à peu très claire, et un degré important du sentier intérieur sera franchi.
L’homme qui est en vous doit être Aimé. En l’Aimant, non point exclusivement ce qui est une abjection, mais au même titre que toutes les créatures, vous comprenez que vous n’êtes pas cet homme en votre Essence, et votre Réalité profonde. Vous êtes ainsi amené progressivement à voir en cet homme un simple instrument d’action et de perception dans le monde. Cet homme, au même titre que tout ce qui est perçu, est pour vous l’objet de votre Amour et vous, vous êtes celui qui Aime.

Ayant appris à Aimer l’animal en vous, Aimez l’homme en vous ; et comprenez que celui qui Aime est forcément distinct de ce qu’il Aime. Que ceci ne soit pas une théorie, mais une Réalité vécue de jour en jour plus intensément.

« Charité bien ordonnée commence par soi-même ». L’Amour de l’homme qui lit, et la recherche de son épanouissement au niveau de la temporalité vous fera comprendre la chose suivante : c’est dans la mesure où l’instrument humain est épanoui qu’il peut aider autour de lui les autres hommes à s’épanouir. Voici pourquoi l’Amour d’autrui ne doit jamais s’accompagner d’une perte de l’Amour de soi-même, en tant qu’homme. Homme contenu dans notre Réalité englobante. La perte de l’Amour de l’homme qui est en nous a pour conséquence la cessation d’une volonté, et d’une recherche d’épanouissement de la personnalité ; ceci pouvant même s’accompagner d’une mortification erronée de l’homme. Qui mortifie l’homme peut le dépasser, mais ne peut l’épanouir. Qui Aime l’homme sans s’attacher ou s’identifier à lui le dépasse et l’épanouit. On diffuse ce que l’on possède, et seul celui qui aime l’homme en lui peut aider les autres à s’Aimer en tant qu’homme ; et trouver l’épanouissement temporel conjointement à la réalisation spirituelle. Que l’Amour d’autrui ne soit pas une fuite hors de votre humanité individuelle. Aimez-vous, épanouissez-vous, et répandez autour de vous Amour et épanouissement, en aidant chacun au niveau qui lui est individuellement propre à réaliser ses potentialités.

L’Amour d’autrui qui s’accompagne du mépris de soi-même en tant qu’homme est un Amour qui manque de substance. La substance amoureuse c’est le fait d’accepter l’incarnation. En Aimant l’homme qui est en nous, on donne à l’Essence immatérielle du pur Amour une base substantielle. Aimer l’homme qui est en nous c’est accepter le monde, et ne point envisager la spiritualité comme une émigration hors de lui. Aimer l’homme qui est en nous c’est adopter une voie intra-mondaine qui ne rejette pas ascétiquement ce qui est propre à la condition humaine, qui a pour but de réaliser le dessin de Dieu au sein du monde, et non point seulement de se réfugier en Dieu.
Accepter votre propre incarnation, c’est vous Aimer en votre aspect psychocorporel non limitatif. C’est également et par répercussion devenir capable d’aider les autres à s’accepter, et s’assumer intégralement.

Aimez les hommes qui peuplent la surface de la terre, constatez par expérience que vous pouvez Aimer tous les hommes, jusqu’à ce que l’Amour engendre par le réveil du coeur vous soit spontané et naturel, entraînez-vous à effuser des sentiments d’Amour en présence de n’importe quel genre d’individu. Faites cela, même si les personnes en présence desquelles vous vous trouvez incarnent psychologiquement des valeurs ou des caractéristiques qui vous sont contraires, comprenez par expérience qu’il n’est pas nécessaire de sympathiser extérieurement avec les gens pour les Aimer. Réalisez qu’il suffit de les regarder attentivement, et d’effuser silencieusement vos sentiments vers eux, Sentez votre coeur s’ouvrir et s’épancher par delà tout ce qui vous sépare peut-être psychologiquement, constatez la plénitude ineffable qui vous habite alors.

Ne vous laissez pas arrêter ou rebuter par l’aspect négatif de certaines personnalités. Voir, véritablement voir les hommes et les Aimer. Devenir un oeil, un oeil attentif et lucide, libre de toute pensée et de tout jugement. Voir celui qui vous fait face, le voir véritablement, et pour cela avoir retiré l’écran déformant de votre propre ego. Le voir avec un esprit pur, calme et lucide.constater, lorsque la pensée s’est tue, qu’une compréhension supérieure surgit une compréhension dépouillée des réjugés et des jugements personnels, vous percevez indiciblement la prison en laquelle la conscience d’autrui est enfermée. C’est dans cette compréhension qu’autrui est vraiment vu. C’est dans votre propre silence mental que vous êtes disponible pour la perception de ce que l’autre est. Avec la compréhension profonde, la compassion et l’Amour.

Voir les hommes et les Aimer. Ne pas les Aimer parce que ceci ou cela. Les Aimer simplement, naturellement, parce qu’ils sont là, sans autre raison. Ils sont des hommes, cela suffit, Apprenez cet art. Apprenez l’art de l’Amour sans cause ni raison. D’un Amour qui n’est pas la résultante d’une sympathie, d’une attirance ou d’une séduction.
Apprenez l’art du pur Amour. La recherche volontaire de l’ouverture du coeur ne se révèle nécessaire qu’au début. On Aime ensuite d’une manière spontanée et naturelle tout ce que notre attention appréhende. Mais aussi paradoxal que cela puisse paraître le travail volontaire mène à la spontanéité.

Tel est le secret de l’ouverture du coeur..

Source : www.maieutique.org

Eleonore Dubreuil

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *