Un geste noble en réponse à un noble geste

 

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Un geste noble en réponse à un noble geste

Il s’appelait Hugh Fleming, c’était un pauvre fermier écossais. Un jour, alors qu’il travaillait dans son champ, il entendit un appel au secours provenant d’un marécage proche.

Il laissa tomber ses outils, y courut et y trouva un jeune garçon enfoncé jusqu’à la taille dans ce marécage, apeuré, criant et cherchant à se libérer. Le fermier sauva le jeune homme de ce qui aurait pu être une mort lente et cruelle.

Le lendemain, un attelage élégant se présenta à la ferme. Un noble, élégamment vêtu, en sortit et se présenta comme étant le père du garçon que le fermier avait aidé.

– Je veux vous récompenser, dit le noble. Vous avez sauvé la vie de mon fils !

 – Je ne peux accepter de paiement pour ce que j’ai fait ! répondit le fermier.

Au même moment, le fils du fermier vint à la porte de la cabane.

– C’est votre fils ? demanda le noble.

 – Oui, répondit fièrement le fermier.

 – Alors, je vous propose un marché. Permettez-moi d’offrir à votre fils la même éducation qu’à mon fils. Si le fils ressemble au père, je suis sûr qu’il sera un homme duquel tous deux nous serons fiers.

Et le fermier accepta.

Le fils du fermier Fleming suivit les cours des meilleures écoles et à la grande finale, il fut diplômé de l’École de Médecine de l’Hôpital Sainte-Marie de Londres.

Porteur d’une grande aspiration, il continua jusqu’à être connu du monde entier. Le fameux Dr Alexander Fleming avait en effet découvert la pénicilline.

Des années plus tard, le fils du même noble, qui avait été sauvé du marécage par le fermier écossais, fut atteint d’une pneumonie. Qui lui sauva la vie, cette fois ?… La pénicilline mise au point par Fleming.

Comment s’appelait le noble ? Sir Randolph Churchill et son fils, Sir Winston Churchill.

Cette légende est très belle. Elle semble toutefois fausse. (Voir ci-dessous l’extrait de l’article sur Alexander Fleming dans Wikipédia). Mais comme on dit en Italien : « Se non è vero, è ben trovato ». Je propose donc de garder cette légende pour son fort pouvoir évocateur et surtout parce qu’elle est porteuse d’un beau message, tout en mentionnant, si vous l’utilisez, qu’elle est probablement fausse.

« Alexander Fleming a nié la légende sur le financement de ses études par le père de Winston Churchill. Selon la biographie due à Kevin Brown, l’Homme de la pénicilline : Alexander Fleming et la Révolution des antibiotiques, Alexander Fleming disait qu’il s’agissait « d’une bien belle fable ». Il n’a pas sauvé non plus Winston Churchill pendant la Seconde Guerre mondiale. Churchill doit sa guérison à Lord Moran, qui a utilisé les sulfamides, puisqu’il n’avait aucune expérience de la pénicilline, à l’époque où Churchill est tombé malade à Carthage en Tunisie en 1943. Le Daily Telegraph et le Morning Post du 21 décembre 1943 ont écrit qu’il avait été sauvé par la pénicilline. Il est probable que, comme les sulfamides étaient une découverte allemande et que le Royaume-Uni était en guerre contre l’Allemagne, la fierté patriotique que suscitait la miraculeuse pénicilline a quelque chose à voir dans cette erreur. » (Article de Wikipédia sur Alexander Fleming).

Merci de mentionner le site www.metafora.ch si vous empruntez cette histoire.

Eleonore Dubreuil

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