Derrière le meurtre de Cecil, des milliers de lions élevés pour la chasse

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Derrière le meurtre de Cecil, des milliers de lions élevés pour la chasse

Le meurtre de Cecil, abattu par un riche dentiste américain le 1er juin dernier au Zimbabwe, a suscité un tollé dans les médias et sur les réseaux sociaux. Depuis la révélation de l’affaire Walter James Palmer est devenu l’ennemi mondial numéro, étrillé de toutes parts pour son goût prononcé pour la chasse et les safaris.

D’abord attiré en dehors du parc national de Hwange, le félin a ensuite été traqué pendant plus de quarante heures avant d’être achevé d’un coup de fusil, dépecé et décapité. Le dentiste aurait déboursé 50 000 euros pour cela. Face à la polémique, les autorités américaines ont ouvert une enquête et le Zimbabwe a demandé l’extradition de Walter James Palmer.

7000 lions élevés pour la chasse

Cette affaire, aussi cruelle et détestable qu’elle soit, a au moins le mérite de mettre en lumière des pratiques de chasse courantes dans certains pays africains. Peu de gens savent en effet qu’il y a des milliers de lions élevés dans des fermes dans le seul but d’être tués par de riches touristes étrangers amateurs de chasse. C’est ce que montre un documentaire intitulé Blood Lions, et présenté le 22 juillet au festival International du Film à Durban, rapporte SciencePost. On y apprend qu’il y a des milliers d’animaux qui sont élevés dans des enclos en Afrique du Sud. Le film parle de près de 8000 prédateurs, dont 7 000 lions. Le nombre de lions élevés est en constante augmentation, note le journaliste et militant Ian Michler.

De riches touristes, principalement des Américains et des Européens, payent très cher pour faire des excursion avec les animaux, ou même s’offrir une partie de chasse et ramener un trophée à la maison, note SciencePost. Entre 7 000 et 30 000 dollars, estime le site.

Plusieurs associations militantes se sont déjà insurgées contre cette forme de « chasse en boîte », appelée également chasse close ou chasse en cages, mais sans parvenir à se faire entendre.

Source: ladepeche.fr

Clément Artois

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